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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 18:30

http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/94/54/41/20526204.jpgIl y a des films qui naissent dans la douleur, les galères et les péripéties pré-tournage. "WWZ" est de cela. D'un bouquin reconnu (datant de 2006) que de nombreuses prods se sont arrachés, plusieurs scénaristes ont bossé dur pour adapter une histoire réputée inadaptable car arborant un aspect omniscient d’un conflit planétaire. Et finalement c’est le plus ambitieux et le plus blockbuster des scripts qui a emporté la donne et Marc Forster (« Neverland », « Les cerfs-volants de Kaboul ») qui a raflé la course pour le poste de réal. Pourtant au vue du cursus du monsieur à la tête de blockbuster d’action (cf « Quantum of solace »), les doutes sont permis. Surtout quand on sait l’ambiance sur le tournage avec un réal dépassé par l’envergure du projet, les dépassements de budget, et surtout le fait que le film a été retardé pour pouvoir ajouter 6 semaines de tournage au vue des projos tests catastrophiques… Ça sent le pansement pour sauver ce qui s’annonce comme un naufrage. Comment adapté l’inadaptable ? Comment faire d’un film de zombie un film mainstream, classé PG13 de surcroît (cahier des charges) ? Le film doit répondre à bons nombre de questionnements et doutes.

 

Quand on s’attend au pire, et bien on ne peux qu’être agréablement surpris devant ce film. Pas qu’il soit dénué de défauts on est d’accord, mais sur de nombreux points il arrive à surprendre. Le film part sur des bases classiques du genre ; on pense clairement au début de « L’armée des morts » dans l’introduction de la famille, avant de rentrer dans le vif du sujet ou l’attaque survoltée de milliers de zombies en transe qui courent, sautent, s’agrippent. Car si le film réussit bien une chose c’est bien ce phénomène de masse, oppressant, qui vient littéralement étouffer le spectateur… si la 3D ne venait pas gâcher l’ouvrage, surtout que la réal souvent à l'épaule n'est pas compatible avec le procédé. Surtout dans une scène nocturne dans les escaliers, illisible, baignée du rouge des torches où on ne comprend même plus qui fait quoi. A ce choix s’ajoute celui d’expurger de tout flot de sang le film ; trop aseptisé parfois, le film arrive quand même à détourner la problématique pour ne pas trop se confronter en corps à corps avec les zombies. Il mise sur la masse pour l’effet. Et c’est plutôt pas mal fait de ce point de vue.

 

http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/153/21015314_20130626103236323.jpg

 

Le film prend le parti ensuite d’utiliser comme fil conducteur le suivi du héros qui va être envoyé en mission à travers le monde ; ce principe permet au film de récupérer l’aspect global du livre éponyme pour s’apercevoir du conflit en cours à travers les différents pays. Pour autant cela s’avère un peu énorme quand on voit la (presque) facilité avec laquelle il arrive à passer d’un pays à l’autre en temps de guerre. Tout ça parfois pour juste toucher 2 mots (peu utiles souvent) à un local mais surtout permettre d’ajouter quelques scènes d’action (souvent réussie malgré tout) aux 4 coins du monde. C’est un peu gros et improbable on est d’accord (surtout le crash qui mène par magie au lieu choisi) , mais surtout le récit ne se pose jamais et commence à épuiser dans ce constant flot d’images et de destinations. Effet "j'ai dépensé sans compter" assuré mais pour la tenue du récit on repassera.

 

C’est justement pour ça que la dernière partie (celle du laboratoire) arrive à point nommé ; elle tranche radicalement avec le reste du film et fait du bien à celui-ci. Le film se réduit ici à un unique lieu, une unique mission et soigne alors son atmosphère. On prend alors toute la mesure de la tension, des enjeux et du jeu maitrisé d’un Brad Pitt paradoxalement peu enclin au blockbuster estival. Le film l’emporte donc grâce à cette 3ème partie réussie et une fin (on le sait, retouchée et corrigée à la seconde salve de tournage) ici équilibrée et juste.

 

Pas le film qui révolutionnera le genre donc. Mais pas le navet escompté. Un bon divertissement estival et c’est déjà pas mal. A ne surtout pas voir en 3D (ça paraît assez évident mais on a parfois pas le choix).

 

 

Film vu en numérique 3D VOST, Pathé Boulogne

Fiche Allocine

Fiche IMDB

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Published by cineguitt - dans Avis
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