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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 15:30

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Un blockbuster tendance SF qui s'offre Depp (qui pour une fois depuis un bail n’est pas grimé dans un rôle fantasque) et Freeman en tête d'affiche? Dis comme ça on achète. Car c’est vrai que la BA est vendeuse et, n'allons pas par 4 chemins, tout dans ce film transpire le Christopher Nolan. De l’image à la thématique, le film ferait penser à un concept très « Inception » dans sa forme et dans son ton. Pas étonnant donc de voir que le réal Wally Pfister, à priori inconnu, n’est autre que le directeur photo de tous les films de Nolan et que ce dernier est le producteur du film. Alors à l’image de son mentor, et pour son premier film en tant que réal, Pfister va-t-il réussir à mêler blockbuster et thématique pointue ? Pas si sûr.

 

Dès le départ on sent l’ADN Nolan qui empreint le film ; l’image, les plans, la musique, le montage. Tout y est. Normal de la part de son fidèle Chef op. Oui mais voilà, n’est pas Nolan qui veut, et très vite les choses se gâtent ; déjà, du point de vue réal, il manque la maestria du chef pour réellement nous emporter. Pas de plans marquants, voire des « Money shots » gratuits (lol) shootés à 1000 im/s pour des ralentis complètement dénués de sens. Bref ça pêche déjà pas mal de ce point de vue… De toutes façons le film n’offre qu’une aire de jeu (très) limitée en terme d’action, car c’est bien un des soucis du film. Son contenu. Comment ce film a t-il pu couter si cher (on parle de 100M$) quand le film n’offre que de maigres moments d’action ? Si seulement le tout était contrebalancé par un scénario solide…

 

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Parce que c’est là que le film anéantit nos espoirs. Le point de départ du film est pourtant intéressant, mettant en avant les choix de la femme de Will Caster joué par Rebecca Hall, seule actrice à tirer son épingle du jeu du film. Le point central du film est bel et bien l’amour sans bornes qu’elle lui porte, ce qui va la mener à le « sauvegarder » de manière synthétique en un être numérique tout puissant. Oui on pense à « Robocop », mais surtout à l’épisode 1 de la saison 2 de l’excellente série (que je prends souvent en exemple, qu’est-ce que vous attendez ?) « Black Mirror ». Et sur ce principe un épisode de 50min en disait plus que ce film pourtant bavard… Bref rien de bien nouveau dans la thématique de l’IA tout puissant et des problèmes éthiques qu’il soulève. Alors le film suit son fil, tant bien que mal (avec des ellipses et des accélérations narratives très mauvaises), pour nous mener à un final aussi prétentieux qu’incompréhensible en termes de sens. Le film en devient illisible quant à sa morale, et très pompeux alors qu’il ne brasse que du vent. On aurait pardonné beaucoup plus si le film ne se prenait pas tant au sérieux quand il se la raconte genre fable métaphysique…

 

Un film "Nolan-like" sans saveur et qui n'apporte pas grand chose dans le débat sur la biotechnologie. C'est dans de rares thèmes plus humains que le film sauve sa peau (grâce au personnage joué par Rebecca Hall). Le pire c'est que le film croit en son concept et paraît bien prétentieux quand finalement il ne brasse que du vent.

 

Rien de transcendant.

 

Film vu en VOST numérique 3D, Pathé Boulogne

Fiche Allocine

Fiche IMDB

 


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Published by cineguitt - dans Avis
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