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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 12:37

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Au milieu de cette fin d’année folle pour le cinéma français d’un point de vue qualité et résultats en salle (« Intouchables », « Polisse » & « The Artist » font salles combles), arrive le nouveau film de Philippe Lioret, un des cinéastes français haut de gamme, classique mais brillant, et dont ces 2 derniers films ont marqué (« Je vais bien ne t’en fais pas » & « Welcome »). Et, malgré toutes les qualités du film, on ne peut pas dire que ce film va marquer les esprits dans le contexte cinématographique actuel.


Faute à un début poussif, où les personnages ont du mal à se dessiner du fait du manque de cohésion de l’intrigue qui peine à naitre. On passe du sujet social (le surendettement) au sujet humain (maladie) sans vraiment de liant, on a du mal à discerner où l’auteur veut nous mener, ce qui dérange un peu pour faire apparaitre une véritable empathie avec les protagonistes. Tout ça vient sûrement du fait d’avoir voulu adapter un roman (partiellement), en respectant (de loin) la véracité des faits (une histoire vraie au départ) en ajoutant une surcouche scénaristique à l’amorce pas très digeste.

Heureusement à la moitié du film, tout prend son sens, et les sujets abordés depuis le début (pourtant antagonistes) se connectent l’un à l’autre, faisant cohabiter dans la même intrigue l’humain et l’inhumain, la maladie face aux dérives de notre système économique. Dit comme ça, ça peut paraître bancal. Et bizarremnt ça marche. Grâce à la performance de Gillain (son retour) et de Lindon (qui lui n’a plus rien à prouver) naît alors l’émotion au travers d’une relation complexe : Claire fuit (malgré elle et courageusement) son rôle de femme et cherche à se réfugier dans un rôle de fille qu’elle n’a jamais eu auprès de Stéphane. Une relation tendre et complexe, comme il est rare de voir au cinéma.

Le coté militant du film est (lui aussi) assez maladroit au début, frôlant parfois avec une démagogie dérangeante (Lioret nous ayant habitué à mieux avec son « Welcome » toujours juste), mais arrive à se transcender lorsque le combat contre le système se lie avec un combat à plus petite échelle, plus lisible et aux enjeux plus clair ; le combat pour assurer un avenir à sa famille.
Bref un film complexe dans sa forme, aux enjeux pas assez définis au départ.
Mais un film riche (trop ?), humain, aux lectures multiples.

Un film qu’on aimerait adorer.

 

 

 

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Published by cineguitt - dans Avis
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