Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 22:10

19816803.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20110922_120658.jpg

Un film d'Andrew Niccol est un événement en soit. Alors quand le réalisateur, aussi culte que rare (son 4ème film en 15 ans), revient à la SF qu'il avait laissé depuis son premier film et chef d'oeuvre intemporel "Bienvenue à Gattaca", notre âme de cinéphile ne peut être que surexcité. De plus sachant que Niccol nous a laissé sur un brûlot inoubliable "Lord of war", on se dit qu'avec un script comme "Time Out" on va avoir le droit à un grand film.

 

Dès le départ le film part au quart de tour avec la présentation d'une société en forme de parabole de la notre ; au delà du thème central où le temps est la métaphore de l'argent, le film dresse un constat cynique sur le jeunisme, la vitesse et l'égoïsme de notre monde, mais également sur la mise à l'écart des plus pauvres et leur "nécessité" à l'équilibre de notre système, sorte de Tiers-monde de cet univers. Rien que ça. Le couple formé par Timberlake et Seyfried vont alors bousculé les codes de cet univers, avec un message anti-capitaliste à la limite du communisme.

Alors certes, c'est assez convenu, et le message est parfois asséné avec maladresse, mais ça a le mérite d'être courageux dans un cinéma américain de plus en plus frileux.

 

Là où ça se complique c'est après ce premier tiers de film ; le film à trop vouloir mettre en avant sa morale (qui brasse trop de sujets pour être vraiment efficace) peine à trouver son rythme côté scénario dont les enjeux sont souvent confus, parfois trop elliptique (pourquoi 1h38 de film alors que le thème mériterait 2h au moins) et dont les protagonistes ne semblent agir qu'au besoin du scénario et du quota action qu'il doit livrer. Ceci se fait au détriment de l'émotion qui s'étiole peu à peu. Preuve en est que la scène finale de "course l'un vers l'autre" (sans en dire plus) en miroir avec celle du début de film (celle avec sa mère) ne touche pas, à contrario de la première séquence qui nous serre la gorge.

 

Un sentiment de gachis tant le sujet aurait mérité un traitement plus travaillé et soigné.

 

Reste un film intelligent, divertissant et agréable à suivre, mais trop maladroit dans sa narration pour être un grand film, surtout venant d'Andrew Niccol qui signe là sûrement son moins bon film (tout est relatif vu de la qualité de ses autres œuvres). Dommage.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by cineguitt - dans Avis
commenter cet article

commentaires

Pyrène 23/11/2011 12:04

La bande annonce m'avait tellement fait baver ... Je suis un peu refroidie, je pense que je vais attendre le DVD.

cineguitt 26/11/2011 19:36



Ouais moi ça m'a bien déçu par rapport à mes attentes...



Présentation

  • : CinéGuitt
  • CinéGuitt
  • : Passionné de ciné, technicien audiovisuel dans la vie, je viens ici lâcher mon avis sur les films à la sortie de la salle pour pouvoir en discuter et en débattre via vos comm'. Critiques, discussions, débats sont les bienvenus.
  • Contact

Suivre le blog

facebook twitter2 rss

Recherche