Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 16:30

http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/13/12/18/12/43/406041.jpg

Avec ses 2 précédents films (« Pour elle » et « A bout portant »), Fred Cavayé avait su prouver qu’on pouvait réussir le pari de produire de vrais films d’action bien ficelés en France. Reconnaissance ultime de la part des spécialistes d’Hollywood, les 2 films ont été achetés pour un remake US (« The next three days » pour le premier – très décevant – et en projet pour le second) et Cavayé a été courtisé pour le « Die Hard 5 » qu’il a (heureusement) refusé. L’arrivée de son 3ème film est donc très attendue (même trop avec une campagne promo assommante), sans compter le fait qu’il a mis en tête d’affiche les 2 acteurs héros de ces premiers films Lindon et Lellouche. On frémit d’avance.

La campagne promo a été claire ; avec une BA tonitruante Tarantino-like, des extraits à la pelle à la télé et sur le web… Bref le film va être efficace et, selon les dires du réal, sera du jamais vu en France. C’est noté.

 

Le ton est donné dès l’intro et une scène de baston confinée dans une voiture ; efficace et terriblement bien filmée elle met dans le bain directement. Ça promet pour la suite. Ou pas.


On enchaîne sur une présentation un brin cliché de nos protagonistes ; de séquences « remember sur la plage » plein de flous artistiques, aux flash-back désaturés (effet digne d’un téléfilm de 1997), on se cale dans du classique par rapport aux promesses de départ. Les personnages sont eux aussi clichés ; tout droit échappés du modèle « Olivier Marchal » (le film est basé sur une de ses idées) qui nous ressert souvent la même soupe (les flics désabusés/alcoolos), on est là aussi un peu déçu par la mise en place un brin feignante. Mais bon on n’est pas là pour ça, avouons-le. On veut que ça pète #bourrin. Le problème c’est que le film patine très vite dans une introduction de l'histoire interminable (on connaît pourtant assez vite les aboutissants…) qui ne laissera de place qu’à une véritable scène d’action au bout de 30 min. Et encore cette scène (celle de l’attaque en scooter) est assez molle et très mal gérée au niveau de l’espace, la rendant souvent illisible et surtout invraisemblable comme, hélas, pas mal de scènes après.

 


http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/14/01/14/17/11/193971.jpg

 

Bref la déception commence à pointer dans un film au scénario si simpliste qu’il ne mise plus que sur ces fameuses scènes d’action. Heureusement le film s’énerve un peu par la suite mais le rythme est souvent cassé par des scènes inutiles (toutes celles chez les convoyeurs) et le fait que le film soit découpé en 4 parties très cloisonnées (séparées à chaque fois par un retour quasi « à la normale »). Fini l’urgence permanente de « A bout portant » qui était lui crescendo non-stop et qui misait sur un réalisme plus cohérent. Ici les gamins courent plus vite que les mafieux, les flics courent plus vite que des gros 4x4 Chevrolet… C’est dommage pour un cinéaste qui a toujours inscrit son cinéma dans un certain réalisme. On oublierait ces détails si seulement le film nous tenait en haleine, mais le scénario, linéaire, ne réussit jamais à tenir le spectateur.

 

 

Alors, oui, certaines scènes font le job et on y retrouve la maestria de Cavayé pour la mise en scène solide des scènes d’action. La scène finale du TGV est, il est vrai, assez réussie sur l’utilisation des éléments qui compose le décor, sur la gestion de l’espace et sur le dynamisme global de la mise en scène, mais c’est hélas terni par un final raté, qui tente vainement de rafler la mise par un pseudo-twist inutile tant le travail sur les personnages en amont est inégal.

 

Avec ce titre en forme d'excuse, Cavayé avait sûrement pré-senti la faiblesse de son film qui, malgré des qualités évidentes en termes d'action, n'arrive jamais à emballer le spectateur comme il avait sur le faire sur ses précédents films. La faute à trop d'invraisemblances, trop de fautes de rythmes, trop de clichés à la Olivier Marchal... Dommage.

 

Courez revoir "A bout portant".

 

Film vu en VOST numérique, Pathé Boulogne

Fiche Allocine

Fiche IMDB

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by cineguitt - dans Avis
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : CinéGuitt
  • CinéGuitt
  • : Passionné de ciné, technicien audiovisuel dans la vie, je viens ici lâcher mon avis sur les films à la sortie de la salle pour pouvoir en discuter et en débattre via vos comm'. Critiques, discussions, débats sont les bienvenus.
  • Contact

Suivre le blog

facebook twitter2 rss

Recherche