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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 17:50

20314444-r 640 600-b 1 D6D6D6-f jpg-q x-xxyxx-copie-1"Le dernier rempart" marque 2 événements. D’abord le retour de Schwarzy à la tête d'affiche, chose qu’on n’avait pas vu depuis "Terminator 3" voilà 10 ans. 10 ans où il a joué son rôle de "Gouvernator" un brin rétrograde et où il a perdu de nombreux adeptes. Un mythe à refaire. Mais "Le dernier repart" marque surtout (pour moi) l'arrivée du réalisateur sud-coréen Kim Jee-woon dans le cinéma US. Il a su en quelques films se choper une réputation internationale (« A bittersweet life », « Le bon, la brute et le cinglé » et l’un des meilleurs thriller de ces dernières années « J’ai rencontré le diable ») et tente l’aventure hollywoodienne. On a déjà vu ce schéma de carrière chez pas mal de réalisateurs asiatiques, qui pour certains ont réussi leur coup mais qui au départ ont un peu déçu pour leur première livraison US (cf. John Woo et son « Chasse à l’homme » puis Ang Lee avec son « Hulk »). Pas forcément évident de garder son âme dans la machine hollywoodienne. Pour son début au pays de l’oncle Sam, Kim Jee-woon a choisi de livrer un hommage aux actionner tendance séries B qu’Hollywood a su nous servir pendant des années. Un pur moment régressif en perspective donc.

 

Mais les choses se gâtent hélas très vite. Dès le départ on ne peut pas dire que les choses se présentent bien ; une introduction laborieuse et trop longue, avec une gestion un peu bordélique de 2 intrigues cloisonnées dont on sait pertinemment qu’elles sont liées mais qui tardent à réellement se connecter. On ne peut pas dire non plus que les scénaristes se soient foulés tant le film ressemble à tant d’autres ; autour du personnage de Schwarzy ne gravite que des clichés, de son équipe de bras cassés (avec son lot de gags loufoques) au badguy intouchable en passant par le flic black cool qui gère l’affaire à distance. L'histoire, jalonnée de nombreuses incohérences et de facilités, peine à convaincre et à maintenir l'intérêt du spectateur. Alors OK ça se veut hommage à la série B, mais jamais le film ne se positionne réellement dans le 2nd degré, ni dans le sérieux.

 

On se dit que tant pis le film va se rattraper et lâcher la bride dans sa 2ème moitié. Mais non. Décevant en termes d’action (il manque sérieusement de fun pour se comparer à un « Expandables 2 »), le film livre à la place des séquences improbables (utiliser sa corvette en mode tractopelle, rouler à 300 en marche arrière…) souvent très mal réalisées en terme de SFX (les fonds verts sont vraiment honteux). Le film manque finalement de corps autant qu’il manque d’âme.

 

A ne pas choisir franchement entre plaisir régressif et faire un film un minimum sérieux, le film déçoit sur bien des points et ne dépasse finalement pas l’intérêt qu’on accorderait à un film de série B lambda. Vite oublié et vaguement divertissant.

 

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Published by cineguitt - dans Avis
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