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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 18:50

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Ne faites pas comme moi. Ne vous laissez pas démotiver par l’affiche peu attrayante. Ce film je n’y suis allé que pour le « réalisé par Ken Loach » de celle-ci.  C’est tout. Pas vu de BA, une promo inexistante à faire oublier que le film a eu le prix du jury au festival de Cannes il y a 2 mois… Et pourtant c’est sûrement le film le plus réjouissant de ces derniers temps au cinéma.

 

Ken Loach ne démord pas à son style ; une dissection ultra réaliste d’un Glasgow démuni, des ses banlieues mal intégrées et de l’alcool qui sert de cache misère. Il décortique ici un groupe de personnages paumés qui vont se rencontrer grâce à leur condamnation à des peines de travaux d’intérêt général pour de petits larcins ou des excès d’alcoolémie… Bref des « délinquants » plus largués que réellement dangereux qui vont pour essayer de s’en sortir monter un vol qui ferait sourire Robin des bois… Autour de la passion nouvelle d’un des leur pour le Whisky, ils vont se souder, se créer la famille qu’il leur manque, et ils invitent ainsi le spectateur à rentrer dans leur groupe et… rire. Car (à la manière de « Looking for Eric ») on rit car jamais Loach ne s’apitoie sur ses personnages qui transpirent le réel. Ils vont mettre le talent de chacun au service d’un larcin qui n’est pas le casse du siècle certes, mais qui pourrait leur permettre de repartir sur de bonnes bases. Et comme ils ne sont pas forcément très doués et qu'ils tombent souvent dans leur travers cela donne des situations parfois tordantes et souvent touchantes.

 

Le travail apporté à l’écriture des personnages y est sûrement pour beaucoup, Loach choisissant toujours d’ancrer ceux-ci dans le réel, donc jamais parfaits. Oui ils ont une gueule d’ange. Mais ils s’avèrent aussi parfois démons (cf la confrontation du héros avec sa victime qui fait froid dans le dos) et cela leur permet finalement de les rendre encore plus touchants car faillibles. Paradoxalement c’est une joie de vivre et un élan d’espoir que ressort du film qui fait oublier un temps la grisaille britannique qui sert de décor au film et la misère sociale qui hante les rues des quartiers miséreux de Glasgow.

 

Une dissection sociale pertinente pour un film pourtant léger et qui donne la pêche par ses temps de crise. Carton plein.

 

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Published by cineguitt - dans Avis
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