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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 16:15

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Baz Luhrmann fît son nom sur 2 monuments psychédéliques du cinéma contemporain; entre sa relecture osée (et excellente) de l'œuvre de Sheakspeare "Roméo + Juliette" et sa comédie musicale 2.0 "Moulin Rouge" il inscrivait son style si particulier (montage surexcité, bande-son anachronique) et dépoussiérait pas mal le genre de "films en costumes". Puis il y a eu "Australia", film fleuve sur les origines de son pays natal, absolument indigeste et foncièrement raté qui fût (à juste titre) mal accueilli partout dans le monde. L'heure était donc à la revanche pour Luhrmann qui devait ici à nouveau tout prouver. Et quoi de mieux pour ça que de faire appel à l'acteur qu'il fit exploser aux yeux du monde il y a 15 ans de ça; Leonardo DiCaprio, ex-Roméo avant d'être embarquer sur son paquebot insubmersible. Duo de choc pour une énième adaptation de Gatsby... Alors vraiment magnifique?

 

 

N'ayant vu aucune adaptation du "Great Gatsby" jusque là, je ne jugerai le film qu'intrinsèquement sans comparaison avec les prédécesseurs.

 

Ce qui est assez frappant c'est justement l'analogie qu'il est possible de faire entre ce Gatsby et les 2 œuvres majeures de Lhurman; l'amour impossible qui doit braver les carcans sociaux et moraux d'époques pourtant très rigides. Est ce que l'amour est assez fort pour surmonter tous les obstacles? Il y a dans le cinéma de Lhurman ce romantisme constant, cette poésie puissante que même ses (énervants parfois) tics de réalisation clinquantes ne viennent (presque) pas perturber. Ici il faut attendre la 2ème partie du film (au bout d'une heure) pour retrouver cet équilibre, le premier tronçon du film s'avérant excessif dans l'imagerie (comme souvent) mais assez creux dans le récit. On y suit un Tobey Maguire un peu timide qui disparaîtra dans le reste du film dès l'introduction (un peu trop tardive) de Gatsby/DiCaprio. Car quand il arrive le monsieur laisse peu de place aux autres tant il irradie ses scènes et amène (enfin) la touche d'humanité qui manquait au film jusque là. Dommage que le film ait perdu du temps dans son préambule et qu'il n'aille pas plus loin dans le portrait de ce personnage atypique. Il faut admettre en revanche que cette construction non linéaire (on apprendra petit à petit qui est Gatsby) permet au film d'éviter le côté biopic parfois un brin ennuyeux dans sa construction chronologique.

 

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D'un point de vue plastique le film est assez déroutant, on passe du meilleur au mauvais goût par moment ; un montage électrisant, des décors réussis (souvent) mais de vilaines incrustations qui, avec l'appui d'une 3D assez laide (effet de superposition de couche au lieu d'une réelle profondeur), gâche quelques beaux moments. Néanmoins la direction artistique globale est vraiment réussie et emballante, nous refaisant vibrer sur ces années folles et joyeuses d'un monde qui ne connaissait pas la crise.

 

Bref un bon divertissement dont le clinquant cache quelques faiblesses et qui aurait mérité un peu plus de profondeur que ce soit à l'image (vilaine 3D) ou dans le récit. Gatsby le (presque) magnifique.

 

Film vu en numérique 3D / VOST, Pathé Boulogne

Fiche Allocine

Fiche IMDB

 

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Published by cineguitt - dans Avis
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