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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 15:30

20315949.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg13 ans après "Seul au monde", Robert Zemeckis revient (enfin) aux affaires avec un film « live ». Sans avoir la renommée de certains de ses collègues, il reste l’un des plus gros réalisateurs contemporains et son CV ferait pâlir tout cinéaste (« Retour vers le futur », « Forest Gump » ou « Qui veut la peau de Roger Rabbit » pour ne citer qu’eux). Après une décennie consacrée à la motion capture où il livra 3 films d’animations qui ne resteront pas ses meilleurs œuvres, il fait son retour avec un drame humain comme il est l’un des rares à avoir le secret ; avec un pitch aux apparences de film catastrophe mais centré sur son « héros », Bob semble nous refaire le coup (extraordinaire) de l’un de ses meilleurs film « Seul au monde ».

 

Dès les premières images Zemeckis s’efforce à faire comprendre à son spectateur que, non, il n’est pas devant un film catastrophe classique et formaté ; nudité frontale et shoot de coke pour notre personnage principal, un Denzel Washington en pilote cramé et addict à pas mal de substances. Et quand celui-ci va réussir un miracle en sauvant pas moins d’une centaine de personnes d’une mort certaine, les questions sur sa perfection de surface vont ternir son acte. Bref, un héros qui n’en est pas un et c’est bien là le cœur réel du film : qu’est-ce qu’un héros de nos jours ? Dans une Amérique en constante recherche d’icône et de héros irréprochable, le film va disséquer les « avants » et « après » d’un miracle et montrer que derrière l’histoire aux allures de conte, se cachent de petites histoires pas très jolies quand on dissèque trop. Tout y passe ; religion, alcoolisme, orgueil, dans une maîtrise formelle à tous les niveaux. Mise en scène léchée, galerie de personnages marquants jusqu’au moindre second rôle (le cancéreux croisé dans les couloirs), même si le film, à trop vouloir brasser de thèmes, est assez inégal. Ainsi le montage parallèle du début (avec l’histoire de la junkie joué par l’excellente Kelly Reilly) aurait été justifié si ce personnage gardait de la substance sur la longueur ; hélas elle revient vite en second plan et on ne comprend pas vraiment le temps qui lui a été accordé en début de récit.

 

On n’en tiendra pas rigueur à Zemeckis tant son film est dense (malgré un rythme irrégulier) et complet. D’aucuns diront que le film est moralisateur, mais à un détail près (une phrase même) d’autres auraient dis le strict inverse, le film (comme le héros) tanguant sans arrêt entre rédemption et flirt avec la mort.

 

Un film de haut-vol malgré quelques turbulences scénaristiques.

 

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Published by cineguitt - dans Avis
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commentaires

RadEd7020 11/04/2013 17:36

SI, on lui tiendra rigueur de son rythme lancinant, inintéressant!!! 2h20 pour ça et, comme tu le dis, avec un personnage secondaire pâle..... Merde, je me suis fait chier!!! Le même jour, j'ai vu
"une balle dans la tête" avec Stallone et même ce dernier, je le classe au-dessus. La faute au scénario ou la faute à la réal... je m'en fous, 2h20 de "presque" perdue.

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